Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 14:00

Présentation de l'auteur :
C’est la question la plus difficile pour moi ! Je suis peut-être double. Une mère de famille de 6 enfants avec une vie très concrète. Et  une « autre » qui aime amoureusement le plaisir de disparaître pendant quelques heures de concentration intense dans un monde où « je » n’existe plus.

Biographie :
J’ai un parcours atypique. Enfant, j’écrivais déjà pour le plaisir. Puis j’ai travaillé dans divers secteurs avec des responsabilités différentes. J’ai étudié l’anglais. J’ai voyagé et travaillé aux USA. J’ai fondé ma famille et abandonné l’écriture pendant de longues années et puis, un jour, à ma grande surprise, c’est revenu. En mieux !

Ouvrages :
2008 LES FEES MEURENT-ELLES ? puis  BRADOVIC (La Main Multiple)
2009 LES AVENTURES DE DANY BOY (HACHETTE SCOLAIRE).
2011 MARTHA PERDUE EN HIVER (La Main Multiple) et LE FABUL(L)EUX ROMAN DE SACHA (Morrigane Editions).

Liens internet (site, blog) : Rien du tout ! Je n’ai pas le temps de m’y consacrer !


ENTRETIEN

Myriam : Salut, je peux savoir pourquoi t'as voulu faire cette interview ?
L'auteur :Parce qu’on le l’a demandée !

Myriam : Ton nom, c'est vraiment le tien ou un pseudo et si oui, pourquoi ?
L'auteur : C’est le mien.

Myriam : Pourquoi écris-tu ? Un loisir, une thérapie ? Depuis quand écris-tu ?
L'auteur : J’écris depuis mon enfance. Pour l’histoire, pour les personnages et pour le plaisir.

Myriam : As-tu un thème de prédilection particulier ou écris-tu de tout ? Sinon, pourquoi ce choix-là en particulier ?
L'auteur : Aucun thème ! Je m’intéresse à tout !

Myriam : Dans ton roman jeunesse Le Fabuleux roman de Sacha, tu as l'air de bien le connaître Sacha. Une expérience personnelle ou une pure imagination ?As-tu un thème de prédilection particulier ou écris-tu de tout ? Sinon, pourquoi ce choix-là en particulier ?
L'auteur : Ce n’est que de l’imagination, bien sûr ! Même si j’ai 6 enfants qui ne sont pas très portés sur la lecture ! L’écriture d’un roman pour moi est d’abord une surprise. Les personnages apparaissent, je me lance. Je « vis » l’aventure en secret et quand elle est « prête », je peux la partager.

Myriam : Si tu devais te situer dans un genre d'auteur, dans lequel te classerais-tu ? Ecris-tu seulement pour la jeunesse ou bien penses-tu un jour écrire pour une autre tranche d'âge ?
L'auteur : J’écris sans aucune discrimination. Tous les genres m’intéressent.

Myriam : Quand as-tu décidé de rendre public tes écrits ? Depuis quand t'étais-tu "jetée à l'eau" comme on dit ?
L'auteur : J’ai franchi le cap quand mes enfants m’ont dit « et, maintenant, qu’est-ce que tu vas faire? ». Je venais de me remettre à écrire et d’achever un roman.

Myriam : Les Editions Morrigane et toi, une histoire d'amour, une rencontre du hasard ou le fruit d'une longue recherche d'un éditeur ?
L'auteur : Une heureuse rencontre au Salon des éditeurs de Cergy en 2009.

Myriam : Malgré ta vie de maman, arrives-tu à faire des salons de livres ou des séances de dédicaces ou bien tout cela ne t'intéresse pas et tu préfères rester dans l'ombre ?
L'auteur : Je trouve le temps de faire tout ça ! J’aime les rencontres.

Myriam : Pour toi, le but ultime, le plus important en tant qu'auteur c'est quoi ? La célébrité ? Le contact avec les lecteurs ? Le développement de ta personnalité ? Te délivrer d'un poids sur la conscience en traduisant ce que tu ne peux pas exprimer différemment ? Faire ton petit chemin de ronde tranquille sans rechercher forcément à signer un jour un gros contrat chez un grand éditeur ? L'écriture pour toi est-elle un loisir ou une des finalités que tu t'es fixée dans la vie ?
L'auteur : Écrire, c’est ce que j’aime faire. Comme un peintre aime peindre. Ce n’est pas un passe-temps. C’est une passion. Quant à la réussite, elle dépend de beaucoup de facteurs… 

Myriam : De quoi as-tu peur dans la vie ?
L'auteur : De ne pas avoir suffisamment de temps.

Myriam : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ?
L'auteur : Les c…

Myriam : Tu es thé ou café ?
L'auteur : Café !

Myriam : Polar, Proust ou Franklin et Roba ? Que lis-tu ?
L'auteur : De tout ! Surtout en anglais.

Myriam : Comment prends-tu la critique sur tes ouvrages si elle est moyenne ? En tiens-tu comptes ? Elle te fait mal ? Tu t'en fous, tu continues ta route de toute façon ?
L'auteur : J’écoute toujours ce que les gens ont à dire.

Myriam : Que penses-tu des auteurs qui écrivent la nuit ? Vérité ou entretien d'un mythe ? Et toi, comment fais-tu à écrire tout en bossant ?
L'auteur : Je ne « bosse » pas. J’écris. Mais je pense qu’il n’y a pas de recette, si ce n’est une organisation personnelle. Moi, je travaille le matin et l’après-midi. Parfois le soir.

Myriam : As-tu des auteurs préférés ? Ou es-tu du genre à n'avoir aucun à priori et à lire quelque chose juste sur un coup d'inspiration ?
L'auteur : J’aime beaucoup que ma main me guide. En général, le choix est le bon !

Myriam : As-tu d’autres activités en parallèle qu’elles soient artistiques ou non ?
L'auteur : Non. Je déteste le sport !

Myriam : Si tu devais avoir un rêve exaucé, quel serait-il ?
L'auteur : Je le garde pour moi !

Myriam : Quel temps fait-il chez toi aujourd'hui ?
L'auteur : Moche dehors. Beau dedans.

Myriam : Si tu devais faire une bonne action si un jour tu es connu(e) en tant qu'auteur, quelle serait-elle ?
L'auteur : Soutenir financièrement des associations qui font un travail admirable.

Myriam : Pour écrire, tu as besoin de quoi ?
L'auteur : De mon autre « moi », de mes doigts et de temps !

Myriam : Que penses-tu des gens connus qui se "croient" comme on dit ?
L'auteur : Rien.

Myriam : Je te remercie pour ta franchise et te souhaite une bonne fin de journée. Et toi, que me dis-tu ?
L'auteur : Merci de tes questions ! Je te souhaite aussi de passer une bonne journée !

Propos recueillis par Myriam SALOMON PONZO le 23 janvier 2012.
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies ou reproductions sont strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d'autre part, que «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droits ou ayants-causes, est illicite» (alinéa premier de l'article 40).
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit consisterait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 du Code Pénal.

Par mabibliothequeetmescoupsdegueule - Publié dans : ENTRETIENS AUTEURS ET EDITEURS
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 17:59

Présentation de l'auteur :
Trois lignes ? Il y énormément de choses à dire sur moi ! En fait, je suis écrivain, et cela doit suffire comme présentation.

Biographie :
J’écris depuis toujours, sur tous les supports, et dans tous les genres. C’est la passion de ma vie. À côté, je travaille dans une administration pour assurer le gîte et le couvert.

Ouvrages et émissions radios.
Une dizaine d'ouvrages publiés, notamment « La Société Secrète » (Ixcea), « Le Dossier du Bateleur » (Ixcea), « Le Chaud et le Froid » (JePublie), « La Reine Celte » (Mobipocket), « Le Cycle de l'Etrange » (TBE).
À la radio, « Les Chroniques de l'Etrange » (42 épisodes de 10 minutes), « Les Chroniques de l'Etrange Deuxième Saison » (25 épisodes de 15 minutes), « À la recherche des civilisations anciennes » (17 épisodes de 8 minutes).

Liens internet (site, blog) :
http://manuelruiz.canalblog.com
http://manuelruiz4.canalblog.com

ENTRETIEN
Bonjour Manuel. Bienvenu tout tout près du feu car ce matin, il fait très froid (moins 12 sur mon toit !). Je t'ai préparé un bon gros bol de café fumant !
Avant tout, merci d'avoir accepté cet entretien un peu hors du commun qui va nous permettre de connaître l'auteur Et producteur que tu es. Je doute que mes questions te paraissent loufoques dans la mesure où ton univers l'est encore plus que le mien !!
On se tutoie déjà, donc on va pas faire les snobs et puis pour moi, ce n'est pas par manque de respect, mais tout simplement j'aime les auteurs et me sens proche d'eux.

Myriam : Salut, je peux savoir pourquoi t'as voulu faire cette interview ?
L'auteur : Ah, ah ! MDR. Figure-toi que je l’ai fait moi-même. À l’époque où je sévissais sur Anice-Fiction, un forum internet, j’avais fait des interviewes de mes collègues auteurs, assez semblables à celle-ci. Cela fait une drôle d’impression de passer de l’autre côté !

Myriam : Ton nom, c'est vraiment le tien ou un pseudo et si oui, pourquoi ?
L'auteur : Oui, c’est le mien. Je regrette de ne pas avoir pris un pseudo, parce que la répétition du U n’est pas très jolie, mais trop tard.

Myriam : Pourquoi écris-tu ? Un loisir, une thérapie ? Depuis quand écris-tu ?
L'auteur : J’écris depuis toujours. Pourquoi ? Eh bien, parce que je ne sais rien faire d’autre. J’aurais aimé être doué pour la musique, ou le dessin. Mais non, je ne peux m’exprimer que par l’écriture.

Myriam : Pour écrire, tu as besoin de quoi ?
L'auteur : Pas grand-chose. Un clavier, des feuilles volantes pour des notes, un dictaphone. L’époque où j’    avais des piles de documentation est lointaine. Après une vie entière à lire et à écrire, tu penses bien que j’ai maintenant tout dans la tête !

Myriam : Tu as écris un peu dans tous les genres pour faire un choix ces derniers années pour le fantastique.   Qu'est-ce qui te plaît dans ce monde irréel qui souvent se rapproche du notre finalement ?
L'auteur : En fait, c’est un hasard. Un heureux hasard. À l’origine, j’écrivais des polars et des thrillers. Mais quand j’ai rencontré le diffuseur de radio, il a refusé leur adaptation, pour diverses raisons. À la place, je lui ai proposé des histoires étranges. Et le succès a été tel que j’ai décidé de continuer. Finalement, j’ai eu de la chance, car ce genre est finalement celui qui me convient le mieux.

Myriam : Quand as-tu décidé de rendre public tes écrits ? Depuis quand t'es-tu "jeté à l'eau" comme on dit ?
L'auteur : Oh, très vite. Adolescent, je passais devant les kiosques et je rêvais de voir mes livres là, parmi la collection Fleuve Noir. J’ai toujours voulu être écrivain.

Myriam : Tu déplores souvent de ne pas avoir été édité et du coup, tu en conclues que tes ouvrages sont mauvais. Je t'ai lu et sais que ce jugement est faux. Dois-je en conclure que ton but était de percer dans une grosse boîte d'édition ?
L'auteur : Mes livres ne sont pas mauvais ! Ils sont même très bons. Non, avec le recul, je me dis simplement que je ne correspondais pas à ce que les éditeurs recherchaient. Dans les années 80, le Fleuve Noir avait accepté un de mes livres, mais la collection qui devait l’accueillir a été supprimée. Rien de grave : c’est le destin de beaucoup d’artistes. En fait, j’ai eu ma chance et je n’ai pas su la saisir.
Myriam : Désolée, je ne voulais pas dire qu'ils étaient mauvais mais il me semblait que c'est ce que tu sous-entendais quand tu déplorais n'avoir pas de lectorat.

Myriam : Finalement, tu t'autoédites et j'ai l'impression que tes ouvrages du Cycle de l'Etrange commencent à faire leur chemin par le bouche à oreille. Cela te comble je crois car ce que tu aimes ce sont les rapports humains ou je me trompe ?
L'auteur : Oui, j’aime les rapports humains, surtout avec les femmes ! En fait, les écrivains ont à leur disposition un matériel extraordinaire : la race humaine. C’est une pâte à modeler unique au monde. Avec elle, on peut raconter n’importe quelle histoire.

Myriam : Dans le Cycle de l'Etrange, tu fais une analyse de l'humanité dans ce qu'elle a de plus beau mais aussi de plus vil. Une volonté au départ ou un constat de ta pensée profonde en définitive ?
L'auteur : Les deux, ma colonelle ! J’ai vécu une jeunesse relativement difficile et j’ai pris conscience très vite que les bons et les méchants n’existent pas. Les humains sont différents selon les circonstances et le contexte. Mes héros se comporteraient certainement d’une autre manière dans un contexte différent.

Myriam : Que penses-tu du système d'édition en France ? Es-tu optimiste pour les auteurs comme toi, comme nous ?
L'auteur : Non, je suis très pessimiste pour ma génération. Je crois que nous avons tiré le mauvais numéro. Tant pis. Quant au système d’édition, il suffit d’aller au Salon du Livre pour s’apercevoir qu’il est absurde et dépassé. Mon diffuseur de radio dit souvent que les gros éditeurs, et gros producteurs, sont des dinosaures et qu’ils finiront comme les vrais dinosaures : ils s’écrouleront d’eux-même, sans que personne ne les ait poussés. Je pense de plus en plus qu’il a raison.

Myriam : Selon toi, y-a-t-il vraiment des éditeurs qui découvrent encore des auteurs ou seulement des opportunistes ?
L'auteur :Si, si, il y a encore de bons éditeurs. Je les rencontre sur des forums, et sur des salons. Il leur manque un circuit de diffusion pour atteindre l’audience qu’ils mériteraient. Et ils ne l’auront pas tant que les gros occuperont la place.

Myriam : Comment prends-tu la critique sur tes ouvrages si elle est moyenne ?  En tiens-tu comptes ? Elle te fait mal ? Tu t'en fous, tu continues ta route de toute façon ?
L'auteur : Il faudrait d’abord que j’ai des critiques ! Or, j’en ai eu très peu. Juste quelques avis de collègues. Si une critique est négative, j’essaye de voir vers où portent les reproches.

Myriam : Que penses-tu des auteurs qui écrivent la nuit ? Vérité ou entretien d'un mythe ? Et toi, comment fais-tu à écrire tout en bossant ?
L'auteur : C’est évidemment un mythe ! Désolé, les artistes sont comme tout le monde : ils doivent dormir. Pour ma part, je me bats sans arrêt contre le temps : je prends des notes, je parle dans un dictaphone. Bref, je débroussaille. Du lundi au vendredi. Le gros du travail d’écriture se fait pendant le week-end.

Myriam : Tu es souvent sarcastique et te déprécie à tort à mon avis. Une attitude intrinsèque à ta personne ou une attitude volontaire de ta part ? Par provocation ? Par déception ? Par humour noir ?
L'auteur : Ah, ah, ah (rire diabolique) ! C’est volontaire. Il y a une telle différence entre le monde que j’aimerais voir et celui qui m’entoure que… Eh bien, mieux vaut se réfugier dans l’humour et l’auto-dérision.

Myriam : De quoi as-tu peur dans la vie ?
L'auteur : Aaaaaaaaaahhh (cri d’horreur) ! Sans doute de n’avoir plus rien à écrire, plus rien à raconter. Qu’est-ce que je pourrais bien foutre ?

Myriam : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ?
L'auteur : Comme tous les artistes : ces gens qui me félicitent et qui m’ont oublié dix minutes après. Ils pourraient dire franchement que la littérature ne les intéresse pas. On ne se fâcherait pas pour ça. Eh bien, non, ils font semblant de nous féliciter.

Myriam : Tu es thé ou café ?
L'auteur : Ah, le thé est infiniment meilleur. Mais soyons francs : je suis drogué au café et j’en bois, j’en bois.

Myriam : Polar ou Proust ? Que lis-tu ?
L'auteur : Polar, bien sûr. J’ai toujours vécu dans la littérature de genre. C’est la mienne. Et puis, de temps en temps, je me replonge dans un grand classique : André Breton, ou Jules Verne. C’est nécessaire.

Myriam : As-tu des auteurs préférés ? Ou es-tu du genre à n'avoir aucun à priori et à lire quelque chose juste sur un coup d'inspiration ?
L'auteur : Je n’ai aucun a priori. La preuve, j’ai même lu Myriam Salomon Ponzo ! Grâce à Internet, j’ai découvert beaucoup d’auteurs, et ces découvertes font partie du plaisir de la lecture.

Myriam : Passons un peu à ton rôle de producteur d'émissions radiophoniques. Tu as animé et anime actuellement une émission qui met en scènes tes nouvelles fantastiques issues de tes ouvrages "Le Cycle de l'étrange" dont j'ai trouvé le tome 1 excellent et très original. D'où te vient cette idée et comment as-tu pu réaliser ces projets ?
L'auteur : Ah, la grande aventure de ma vie ! J'ai découvert sur Internet la CAMCF, une entreprise qui s'occupe de fournir des programmes aux radios locales. Ils cherchaient des auteurs pour écrire des fictions. Je les ai contactés et le directeur m'a fixé un rendez-vous. Le courant est très bien passé entre nous. Alors, nous avons défini ensemble un projet : les Chroniques de l'Etrange. Il m'a fourni un réalisateur et un studio d'enregistrement. Une fois l'émission terminée, c'est la CAMCF qui s'occupe de la placer sur les radios. Pour l'aspect financier, simple : le producteur, c'était moi. Je tiens à préciser que c'est moi qui ai CHOISI cette option. Parce que je voulais conserver le contrôle de l'émission. J'aurais pu remettre mes textes à un autre producteur, bien sûr. Mais alors, mes histoires auraient été modifiées. J'ai préféré prendre un risque financier et présenter mes histoires telles que je les avais écrites.

Myriam : Comment s'est passé le recrutement des comédiens qui participent à cette belle aventure ?
L'auteur : Pour la première saison, c'est le réalisateur qui les a amenés. Pour la deuxième, j'en ai recruté moi-même, parmi mes relations personnelles. Et je ne me suis pas trompé !

Myriam : Avez-vous le moyen de mesurer l'audience ? Comptez-vous, si le succès est au rendez-vous, prospecter des radios nationales ?
L'auteur : Aaaaaaaaahhh (cri de désespoir) ! Les radios ne fonctionnent pas comme ça. Elles ne donnent jamais la date de diffusion et ne fournissent jamais les chiffres d'audience. En fait, une fois qu'on leur a apporté une émission, elles ne s'intéressent plus à nous. Décevant, mais c'est ainsi. Pour mesurer l'audience, nous n'avons qu'un élément : les demandes de rediffusions. Si elles sont nombreuses, c'est logiquement que les audiences sont bonnes. Ensuite, oui, je m'adresse aux radios nationales, aux télés, aux producteurs de cinéma. Pour l'instant, aucune réponse.

Myriam : Quand on fait ce genre d'émissions, quels sont vos revenus afin de payer les comédiens mais aussi de vous y retrouver vous-mêmes car il faut bien manger ?
L'auteur : Aaaaaaaaaaaaahhh (cri d'épouvante) ! Navré, mais dans le milieu des producteurs, radio ou télé, il existe une règle : la confidentialité. En d'autres termes, on n'a pas le droit d'en parler. C'est comme ça. En revanche, je peux expliquer que les radios payent à la SACD, laquelle reverse ensuite leur part aux producteurs et auteurs. C'est un bon système car la SACD est rigoureuse et les radios qui ne payent pas sont vite repérées.

Myriam : Je passe un peu du coq à l'âne pour alléger cet entretien qui risque de virer à l'intello ! Tu es un grand passionné des films westerns des belles années du genre. Enfant, tu allais souvent au cinéma ou regardais-tu plutôt la télévision ?
L'auteur :Plutôt la télé. Le cinéma, j'ai commencé à y aller assez tard, car mes parents ne m'y emmenaient pas. Ils ne s'intéressaient à rien. Je suis un autodidacte : je me suis fait tout seul.

Myriam : Quels sont tes héros de western préférés ?
L'auteur : Tu veux me faire passer pour un vieux schnock auprès des jeunes ? Tant pis. L'inégalable Gary Cooper. Et son dauphin John Wayne. Mais je reste fidèle aussi à des gens aujourd'hui oubliés : Randolph Scott (l'éternel vengeur solitaire), Audie Murphy (le cow-boy au visage de bébé), James Stewart, Robert Taylor, etc.

Myriam : Je reviens à tes nouvelles étranges. Certaines se passent à l'époque du Far West. Un hommage à ce temps révolu où les héros étaient de "vrais mecs" ?
L'auteur : Oui ! Et puis, la nostalgie de l'horizon. La magie des vieux westerns, c'était ça : la certitude que, derrière l'horizon, la vie serait meilleure. Quel horizon nous reste-t-il aujourd'hui ? À part l'espace, je ne vois pas.

Myriam : Justement, que penses-tu des héros de cinéma d'aujourd'hui ?
L'auteur : Il y en a encore ? En fait, la différence est là. Les protagonistes du cinéma actuel sont des hommes normaux. Les acteurs du vieux cinéma étaient des héros.

Myriam : Si tu devais avoir un rêve exaucé, quel serait-il ?
L'auteur : Rencontrer Myriam Salomon Ponzo en chair et en os ! Et puis, comme tout un chacun, je rêve d'un monde meilleur. Mais cela ne dépend pas de moi.
Myriam : Qui sait ? Un jour peut-être. Ce sera avec plaisir !

Myriam : Quel temps fait-il chez toi aujourd'hui ?
L'auteur : Froid et sec. Le temps typique d'un mois de janvier parisien.

Myriam : Une bonne action si un jour tu gagnais le gros lot ? Quelle serait-elle ?
L'auteur : Il faudrait d'abord que je joue ! Ah, ah, ah ! En fait, si j'avais beaucoup d'argent, je créerai ce que je n'ai justement pas : une belle maison de production pour faire des émissions de radios, des téléfilms, et donner du travail aux artistes. Les malheureux en ont besoin !

Myriam : Que penses-tu des gens connus qui se "croient" comme on dit ?
L'auteur : Justement, j'ai été invité à l'avant-première d'un film, à Paris. Il y avait un acteur relativement connu. Il est passé près de moi et je lui ai dit bonjour. Il m'a regardé et, constatant que je n'étais qu'un simple spectateur (donc peu intéressant pour sa carrière), il m'a répondu bonjour du bout des lèvres avant de s'éloigner. Il y a des artistes comme ça : ils ne s'intéressent à vous que si vous pouvez être utile à leur carrière. Ce que j'en pense ? Ben, je les ignore.

Myriam : Je te remercie pour ta franchise dont je ne doutais pas un instant avant même que tu répondes et te souhaite un franc succès pour les émissions radio que j'écoute désormais tous les matin. Et toi, que me dis-tu ?
L'auteur : Qu'en voyant ta photo sur Facebook, je comprends que tu te fasses draguer ! Non, vraiment, c'est un régal d'échanger avec une personne qui partage la même passion que vous. J'ai passé un moment formidable.
Myriam : Lol ! Cela a été un plaisir pour moi aussi de rencontrer un aussi grand passionné.

Propos recueillis par Myriam SALOMON PONZO le 19 janvier 2011.
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies ou reproductions sont strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d'autre part, que «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droits ou ayants-causes, est illicite» (alinéa premier de l'article 40).
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit consisterait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 du Code Pénal.

Par mabibliothequeetmescoupsdegueule - Publié dans : ENTRETIENS AUTEURS ET EDITEURS
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 10:11

INTERVIEW D'Annie KOCHERT


Présentation de l'auteur :

Annie Kochert (Bonnefoy). Née le 14 juin 1965 à Tours avant de déménager plusieurs fois aux quatre coins de la France. Auteur aux éditions Qui Lit Vit (désolée, je ne mettrai jamais « auteur » au féminin !) et autoéditée également chez The Book Éditions. Sensible, directe et franche, mariée et mère de deux enfants. Profondément attachée à ma Terre d’adoption : la Montagne Noire.

Biographie :

Passionnée de lecture dès le plus jeune âge, j’ai rédigé mon premier roman « Des Larmes au Paradis » en m’inspirant de mes goûts littéraires (Maupassant, par exemple et pour ne citer que lui, ainsi que les romans anglo-saxons en général). Je passerai sous silence mon parcours scolaire chaotique.


Ouvrages
« Des larmes au Paradis » aux Editions Qui Lit Vit.
«  L’Ombre de Wildmor » chez The Book Éditions
« Le basin maudit » chez The Book Éditions
« La naufragée de Kildmary » chez The Book Éditions

À venir « Vivre libre ou mourir », roman historique.

Liens internet (site, blog) :
http://www.annie-kochert-officiel.fr/

Bonjour Annie. Bienvenue dans ma campagne niçoise.
Avant tout, merci d'avoir accepté cet entretien un peu hors du commun qui va nous permettre de connaître l'auteur que vous êtes. Certaines questions vous paraîtront complètement loufoques mais c'est le choix que j'ai fait de sortir un peu des gonds des habituelles interviews que d'autres font bien mieux que moi.
Je tutoie, non pas par manque de respect, mais tout simplement, car j'aime les auteurs et me sens proche d'eux. J'espère que cela ne vous dérange pas.

ENTRETIEN

1- Myriam : Salut, je peux savoir pourquoi t'as voulu faire cette interview ?
L'auteur : Bonjour Myriam. Pourquoi ? Quelle bonne question ! Sans doute parce que noyée dans la foule des auteurs anonymes, mon nom n’est pas encore connu. D’autre part, j’aime assez répondre à des interviews qui changent de l’ordinaire… Et merci de me tutoyer. Le « vous » crée des barrières et donne un résultat un peu trop « pompeux ». Je préfère le naturel !

2 - Myriam : Ton nom, c'est vraiment le tien ou un pseudo et si oui, pourquoi ?
L'auteur : Oui. Kochert est le nom de mon mari. Mais mon père a été peiné que je n’utilise pas mon nom de jeune fille... En sa mémoire j’utiliserai les deux noms pour mon prochain roman.

3 - Myriam : Tu es passionnée des vieilles demeures et c'est ce qui, au départ, t'a inspirée. Dis-moi si je me trompe ?
L'auteur : Tu ne te trompes absolument pas ! C’est une passion dévorante depuis que je suis toute gamine. Dans une autre vie, j’ai dû vivre dans un manoir ! (Pas uniquement dans une autre vie, d’ailleurs, puisque j’ai eu la chance de vivre trois ans dans un ancien relais napoléonien). Quoi qu’il en soit, oui : je suis persuadée que les lieux abandonnés (ou très anciens) conservent la mémoire de leur passé.

4 - Myriam : Avant les Editions Qui Lit Vit, tu avais été éditée ailleurs ou bien est-ce ton premier ouvrage ? As-tu envoyé ton ouvrage à de grands éditeurs ? T'ont-ils répondu ?
L'auteur : Comme de nombreux auteurs, j’ai d’abord tenté de me faire publier par de « grands éditeurs ». Mais ces maisons de renom ne prennent pas le temps de se pencher sur les manuscrits lorsque leur auteur est inconnu. Certains répondent, d'autres ne s’en donnent même pas la peine. « Des larmes au Paradis » fut d’abord « édité » à compte d’auteur (je n’en suis pas fière, mais c’est un fait) sous le titre « Amandine, le secret des Cigales ». Dès la fin du contrat, je l’ai déposé chez The Book Éditions avant qu’il ne soit finalement édité aux Éditions Qui Lit Vit après avoir été mainte fois remanié et corrigé. Parcours laborieux donc pour ce premier ouvrage qui a enfin trouvé son chemin dans ce monde très fermé de la littérature française.

5 - Myriam : Pour toi, le but ultime, le plus important en tant qu'auteur c'est quoi ? La célébrité ? Le contact avec les lecteurs ? Le développement de ta personnalité ? Te délivrer d'un poids sur la conscience en traduisant ce que tu ne peux pas exprimer différemment ? Faire ton petit chemin de ronde tranquille sans rechercher forcément à signer un jour un gros contrat chez un grand éditeur ?
L'auteur : Le but ultime est tout d’abord ma satisfaction personnelle. Planter un décor, créer des personnages, leur inventer une vie et pouvoir aller jusqu’au bout de l’aventure… C’est cela le plus beau, le plus magique ! Ensuite, pouvoir obtenir l’opinion de mes lecteurs, et m’émouvoir devant leur enthousiasme : c’est ce que j’appelle la cerise sur le gâteau ! La célébrité ? Mmm... Non merci. Je la laisse à d’autres. Ce n’est pas ce que je recherche. Je suis bien plus à l’aise devant mon ordinateur que devant les gens.

5 Bis – Myriam : Depuis le mois de mai 2011 que tu es éditée chez QLV, es-tu satisfaite d'eux ? Si tu devais faire un second ouvrage, le ferais-tu avec eux ou bien chercherais-tu un autre éditeur plus ambitieux ou plus en avant dans les médias ?
L'auteur : Qui Lit Vit est dirigé par une femme incroyable, passionnée et acharnée ! Martine Drouart Meys est sans nul doute l’éditrice la plus formidable que je connaisse. Elle est honnête, sérieuse, travailleuse à l’extrême jusqu’à en oublier sa santé. De plus, c’est une femme adorable. Que demander de plus ? Elle a pris le risque d’éditer mon premier roman alors qu’il était déjà paru auparavant… risque énorme qu’elle ne renouvèlera pas, et je la comprends facilement. Mes trois autres romans resteront donc chez The Book Éditions. Toutefois, en ce qui concerne mon roman historique à venir, il est déjà prévu que je lui envoie le manuscrit… J’ai un grand respect pour elle, et il ne me viendrait pas à l’esprit de proposer ce qui pourrait peut-être être un succès à d’autres qu’elle ! Ce ne serait pas juste, et je ne suis pas comme ça.

5 Ter – Myriam : Es-tu une habituée des dédicaces et des salons ? Je sais que tu travailles donc peut-être n'as-tu pas encore trouvé le temps de participer à des festivals du livre ? Comptes-tu en faire dans l'avenir ou bien préfères-tu laisser QLV s'occuper seul des ventes, car tu aimes trop ta vie tranquille loin des paillettes ?
L'auteur : Sincèrement… les salons, ce n’est pas du tout ma « tasse de thé ». Se retrouver derrière un stand, perdu au milieu de centaine d’autres dans une salle froide… Brrrr… je préfère (et de loin) rencontrer mes lecteurs chez moi, ou dans un bistrot, confortablement installé devant un bon café ! Toutefois, les salons comme les séances de dédicaces sont des passages incontournables dans la carrière d’un auteur, et je me plie à cet exercice lorsque mon éditrice le juge utile. Il faut parfois vaincre ses craintes…

5 – Heu...4 – Myriam : Qui est ton lectorat ? Femmes, hommes ? Quelle tranche d'âge ? Es-tu en contact permanent ou du moins régulier avec tes lecteurs ? Tiens-tu un forum sur tes ouvrages ?
L'auteur : Mes lecteurs sont avant tout des « lectrices ». L’âge variant entre dix-huit et soixante ans environ. Je m’applique toujours à répondre personnellement à toutes celles (et ceux, car il y en a aussi) qui prennent le temps de m’écrire. Quant à tenir un forum sur mes ouvrages… je reconnais que je n’y avais pas encore pensé. N’est-ce pas un peu « mégalo » ? (sourire) j’ai déjà une « page officielle » sur Facebook, ainsi qu’un site internet. Je crois que cela suffira.

5 – Heu...5 – Myriam : Ton entourage, ta famille, tes amis lisent-ils tes livres ? Je te pose la question, car souvent je sais que ce n'est pas le cas, parce qu'ils ont peur de ne pas aimer et de ne pas oser le dire.
L'auteur : (éclats de rire) Là, tu marques un point ! Ma famille… un bien grand mot quand on connaît la mienne, dispersée aux quatre vents, et n’ayant aucun contact les uns avec les autres (je parle de la famille au sens large, bien sûr). Pour les autres :
Mon mari adoré n’a lu que « Des larmes au Paradis » et une dizaine de pages du «bassin maudit » (un exploit, car il ne lit jamais rien)
Ma mère a lu « Des larmes au Paradis », qu’elle n’a pas aimé, le trouvant bien trop « osé » (oh ! I’m shocking !) et n’a pas cherché à connaitre les autres.
Ma sœur et ma fille ont lu tous les titres et en redemandent
Mon frère… rien du tout, à ce que j’en sache.
Mon fils n’a que quatorze ans, et n’aime pas lire… mais je pense qu’il se penchera avec intérêt sur mon prochain roman, car l’histoire le passionne.

Mon père aurait tout dévoré s’il avait pu… il est mort en 2008, juste après avoir lu le manuscrit du «bassin maudit ». Il était très fier de moi, et me disait que j’avais du talent…

6 - Myriam : De quoi as-tu peur dans la vie ?
L'auteur : De mourir avant que mon fils ne soit un homme. De perdre mon mari ou l’un de mes enfants… Bref, de la mort en général.

7 - Myriam : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ?
L'auteur : Les cons, les fats, les hypocrites, les menteurs, les profiteurs… la liste est longue et non exhaustive.

8 - Myriam : Tu es thé ou café ?
L'auteur : le matin, un café avec une pointe de lait et deux sucres, s’il vous plait ! Dans la journée, un café noir suffira.

9 - Myriam : San Antonio ou Proust ? Que lis-tu ?
L'auteur : Pour moi, à choisir entre ces deux auteurs, ce serait bien sûr Proust. Mais j’ai un faible pour Maupassant et la littérature contemporaine me convient mieux : Diana Gabaldon (j’adore !) Marie-Paul Armand,  Nora Roberts…

10 - Myriam : Comment prends-tu la critique sur tes ouvrages ? En tiens-tu comptes ? Tu t'en fiches, tu continues ta route de toute façon ?
L'auteur : Les critiques sont toujours bonnes à prendre. Qu’elles soient élogieuses ou non. Dans ce cas, bien sûr elles font mal, mais il faut les accepter comme des conseils objectifs et s’améliorer en conséquence.

10 bis- Myriam : Travailles-tu seule ou bien as-tu une équipe qui t'aide à relire tes textes, corriger les fautes, rectifier le tir sur certaines données de l'histoire comme certains auteurs. Même quelques indépendants bossent ainsi. Et toi ?
L'auteur : Jusqu’à présent je travaillais seule. Mais pour mon roman historique en cours, j’ai demandé l’aide d’une amie qui me relie, me corrige, et me donne ses impressions. Il est très important de se faire relire ! Cependant, je reste maitre de mon récit. Surtout en ce qui concerne la partie historique ! J’ai passé plusieurs mois à fouiller, déchiffrer, comparer tous les documents sur cette histoire précise (le maquis Armagnac), et je suis la seule à avoir fait ce travail de fourmi jusqu’à présent. Néanmoins, j’ai eu besoin du témoignage de certaines personnes pour en arriver à ce résultat. L’Histoire ne s’invente pas.

11 - Myriam : Que penses-tu des auteurs qui écrivent la nuit ? Vérité ou entretien d'un mythe ? Et toi, à quel moment écris-tu ?
L'auteur : Je ne vois pas pourquoi ce serait un mythe. Personnellement, la nuit je dors ! Mais je conçois tout à fait que certaines personnes ne puissent faire autrement (allez écrire avec un bébé qui pleure, ou lorsque votre grand vous réclame pour réviser ses devoirs !). J’ai la chance d’avoir des horaires de travail qui me donnent une grande liberté et, dans la journée, je suis seule à la maison. De plus, travaillant en brigade (horaires décalés), j’assure souvent une permanence de nuit, ce qui me permet d’écrire également en toute tranquillité.

12 - Myriam : Pour écrire, tu as besoin de quoi ?
L'auteur : D’un ordinateur ou (lorsque je suis en vacance, loin de toute connexion) d’un cahier et d’un stylo. Ajoutez le calme et le silence, indispensable !

13 - Myriam : As-tu des auteurs préférés ? Ou es-tu du genre à n'avoir aucun à priori et à lire quelque chose juste sur un coup d'inspiration ?
L'auteur : Mon auteur préféré est assurément Diana Gabaldon ! J’adore sa façon de décrire un paysage, un moment, une sensation… elle est très forte ! Sinon, je lis beaucoup sur des « coups de cœur » : un titre qui m’attire, une belle couverture… et c’est parti !

14 - Myriam : As-tu d’autres activités en parallèle qu’elles soient artistiques ou non ?
L'auteur : J’ai tenté la peinture et le modelage l’année dernière, mais j’ai dû arrêter faute de temps (et mes horaires décalés n’arrangent rien). J’aimerai faire des randonnées, mais ma fibromyalgie et le fait que je fume plus d’un paquet par jour me l’interdisent, malheureusement.

15 - Myriam : Si tu devais avoir un rêve exaucé, quel serait-il ?
L'auteur : Un bon génie propose toujours trois vœux !
1 : Revoir mon père, l’embrasser et me serrer dans ses bras en lui disant que je l’aime très fort.
2 : Vivre dans un bonheur total jusqu’à (au moins) quatre-vingt-dix ans !
3 : Changer de travail : trouver un emploi qui corresponde à mes goûts, tout en conservant mon salaire actuel (ou plus) et la sécurité de l’emploi !
J’en demande trop, peut-être ? (rires)

16 - Myriam : Quel temps fait-il chez toi aujourd'hui ?
L'auteur : Aujourd’hui 16 janvier 2012 : 3°5, ciel gris et humide au dessus de la montagne.

17 - Myriam : Si tu devais faire une bonne action si un jour tu es connu(e) en tant qu'auteur, quelle serait-elle ?
L'auteur : Actuellement, ma situation ne me permet pas d’aider mon prochain. Mais si un jour je devenais célèbre (et riche) il est évident que je tenterais d’aider les associations caritatives de ma région. Peut-être plus… mais je ne fais jamais de projet irréalisable.

18 - Myriam : Quel conseil donnerais-tu à un enfant dont le rêve est celui d'écrire ?
L'auteur : De lire, d’abord ! Et ensuite… de se laisser son imagination errer, vagabonder à sa guise avant de se poser sur le papier. De laisser son cœur lui dicter les mots. Qu’importe les fautes (au début). Les écrits des enfants sont toujours bouleversants !

19 - Myriam : Je suppose que, comme tout auteur qui se respecte, tu as un ouvrage sur le feu en ce moment. Tu veux en parler ou pas ? Juste les grandes lignes bien sûr.
L'auteur : J’en ai déjà parlé un peu ci-dessus, mais oui, en quelques lignes : en 1944, dans la Montagne Noire, un homme du nom d’Antoine Armagnac fut le chef aimé et vénéré d’un groupe de maquisards. Ils furent trahis et massacrés par les Allemands le 08 août 1944. Plus de quarante hommes périrent ce jour-là…

20 -Myriam : Je te remercie pour ta franchise et d'avoir prit le temps de me répondre. Et toi, que me dis-tu ?
L'auteur : Merci d’avoir pris le temps de préparer cette interview, bien ciblée, personnelle et très complète. Du beau travail ! Bonne continuation dans ta carrière de journaliste ;-)

 

Propos recueillis par Myriam SALOMON PONZO le 17 janvier 2011.
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies ou reproductions sont strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d'autre part, que «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droits ou ayants-causes, est illicite» (alinéa premier de l'article 40).
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit consisterait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 du Code Pénal.

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:57

INTERVIEW DE MARIE FONTAINE

Présentation de l'auteur :
Autodidacte de l'écriture. Je suis une déracinée, arrachée à l'Espagne du sud-est à l'âge de deux ans. Aujourd'hui encore le manque est là. La découverte du français, au CP, a été une formidable surprise pour l'enfant rêveuse que j'étais alors. J'ai compris à ce moment-là le pouvoir envoûtant des mots.

Biographie :
J'écris depuis l'adolescence. Après un bac L, j'ai obtenu un BTS en secrétariat trilingue et j'ai travaillé dans ce domaine jusqu'à la naissance de mon premier enfant. Mariée depuis 26 ans. J'ai dû mettre l'écriture entre parenthèses, le temps d'élever mes trois enfants. J'écris à nouveau sérieusement depuis 2008. Le déclic qui m'a replongée dans les mots s'est produit à la mort de mon père...

Ouvrages
Vous aurez de mes nouvelles... (Edilivre)
Paso Doble, théâtre (Edilivre)
Je suis venue vous dire... (auto-édition)
Gemini (2011 Léda éditions)

Liens internet (site, blog) :
http://mariefontaine.centerblog.net/


ENTRETIEN

Myriam : Salut, je peux savoir pourquoi t'as voulu faire cette interview ?
L'auteur : J'ai vu ton annonce sur facebook et lu sur ton site deux de tes interviews. J'ai été emballée par cette envie qui émane de toi de sortir des sentiers battus.

Myriam : Ton nom, c'est vraiment le tien ou un pseudo et si oui, pourquoi ? T'as un truc à cacher ? Tu fais un métier où tu n'as pas le droit d'écrire ? C'est un manque de confiance en toi et par peur de te planter pour éviter que ton entourage te reconnaisse ? Je plaisante bien sûr ! Mais pourquoi, utiliser un pseudo plutôt que ton nom ?
L'auteur :  Marie est mon vrai prénom. Fontaine est un pseudo. Il vient de «blackfountain», premier pseudo sous lequel j'ai commencé à me faire connaître sur internet. J'utilise un pseudo car le «moi» qui écrit est une personne à part entière, très différente du «moi» de la vie de tous les jours. Il m'a semblé tout naturel de lui donner un nom. Nommer, c'est créer.

Myriam : Pourquoi écris-tu ? Un loisir, une thérapie ? Depuis quand écris-tu ?
L'auteur : J'écris depuis l'adolescence. Je suis parce que j'écris. Je ne conçois pas de ne pas écrire. C'est une passion.

Myriam : As-tu un thème de prédilection particulier ou écris-tu de tout ? Sinon, pourquoi ce choix-là en particulier ?
L'auteur : J'aime toucher à tout mais il est vrai que le fantastique revient souvent dans mes écrits. J'apprécie particulièrement ce genre pour les portes subtiles qu'il ouvre à la réflexion. Notre époque en a bien besoin.


Myriam : Si tu devais te situer dans un genre d'auteur, dans lequel te classerais-tu ?
L'auteur : J'aimerais  plutôt être inclassable. Cela convient mieux à ma personnalité d'allergique aux étiquettes.

Myriam : Quand as-tu décidé de rendre publics tes écrits ? Quand t'es-tu "jetée à l'eau" comme on dit ?
L'auteur : Après le décès de mon père, en 2008, j'ai ouvert un premier blog pour me changer les idées. J'ai commencé à y publier de courtes nouvelles qui illustraient les idées et réflexions que m'inspirait notre société. Très vite, elles ont trouvé un public enthousiaste qui en redemandait.

Myriam : Pour toi, le but ultime, le plus important en tant qu'auteur c'est quoi ? La célébrité ? Le contact avec les lecteurs ? Le développement de ta personnalité ? Te délivrer d'un poids sur la conscience en traduisant ce que tu ne peux pas exprimer différemment ? Faire ton petit chemin de ronde tranquille sans rechercher forcément à signer un jour un gros contrat chez un grand éditeur ?
L'auteur : Le contact avec mes lecteurs est très important pour moi. Aucune gloire ne durant éternellement, tout le reste est secondaire. J'aime bien ton expression «faire ton petit chemin de ronde tranquille...», c'est tout à fait ça. J'ai d'ailleurs préféré être éditée chez un petit éditeur, pour  la dimension humaine qu'il représente.

Myriam : De quoi as-tu peur dans la vie ?
L'auteur :  De la mort. Même si ça peut paraître banal.

Myriam : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ?
L'auteur : La rétention : les gens qui se retiennent de donner ou recevoir, d'aimer ou détester, de rire ou pleurer, en un mot de «vivre», ceux-là m'énervent.

Myriam : Tu es thé ou café ?
L'auteur : Café le matin, thé l'après-midi.

Myriam : Polar ou Proust ? Que lis-tu ?
L'auteur : Je suis plutôt «classique» dans mes choix de lecture, j'aurais donc tendance à préférer Proust. Mais j'adore de temps en temps me plonger dans un San-Antonio, dont je suis une inconditionnelle depuis que je l'ai découvert.

Myriam : Comment prends-tu la critique sur tes ouvrages si elle est moyenne ? En tiens-tu compte ? Elle te fait mal ? Tu t'en fous, tu continues ta route de toute façon ?
L'auteur : J'accepte toutes les critiques, même les négatives, du moment qu'elles sont bien argumentées. Une critique négative fait mal, bien sûr, mais elle peut être utile, un vrai moteur qui pousse à s'améliorer. J'ai appris à me remettre en question.

Myriam : Que penses-tu des auteurs qui écrivent la nuit ? Vérité ou entretien d'un mythe ? Et toi, comment fais-tu pour écrire tout en bossant ?
L'auteur : Je connais des auteurs qui écrivent la nuit donc il y a une part de vérité dans ce mythe. Je me ménage quand c'est possible des plages horaires dans la journée pour écrire tranquillement. Je ne travaille pas mais n'allez pas croire pour autant que la vie de maman au foyer soit une sinécure !

Myriam : As-tu des auteurs préférés ? Ou es-tu du genre à n'avoir aucun à priori et à lire quelque chose juste sur un coup d'inspiration ?
L'auteur : J'ai des auteurs préférés, Camus, Vian, Maupassant, Zola (entre autres) mais j'aime aussi me laisser surprendre par l'inconnu. J'aimerais même que cela se produise plus souvent.


Myriam : As-tu d’autres activités en parallèle qu’elles soient artistiques ou non ?
L'auteur : Je suis l'un des administrateurs du forum d'écriture «Auteurs d'âme» au sein duquel je suis correctrice bénévole.

Myriam : Si tu devais avoir un rêve exaucé, quel serait-il ?
L'auteur : Pouvoir acheter tous les livres qui me plaisent. Ce serait le pied !

Myriam : Quel temps fait-il chez toi aujourd'hui ?
L'auteur : Frais et bien ensoleillé.

Myriam : Si tu devais faire une bonne action si un jour tu es connue en tant qu'auteur, quelle serait-elle ?
L'auteur : Eliminer l'insupportable formatage imposé par les grandes maisons d'édition, pour permettre aux électrons libres de la littérature de s'exprimer enfin.

Myriam : Pour écrire, tu as besoin de quoi ?
L'auteur : D'un clavier d'ordinateur, d'un cahier de brouillon, de mon bon vieux Bled, de mon armée de dictionnaires et de mes neurones en mode imagination. «Elle boit pas, elle fume pas, elle cause pas... mais elle écrit !»

Myriam : Que penses-tu des gens connus qui se "croient" comme on dit ?
L'auteur : Qu'ils ne peuvent tromper qu'eux-mêmes. Je les plains car ils se ferment à une vraie communication avec les autres.

Myriam : Je te remercie pour ta franchise. Et toi, que me dis-tu ?
L'auteur : Merci ! Puisses-tu faire encore de nombreuses «interviews". Je te souhaite de très belles rencontres au détour de tes questions.


Propos recueillis par Myriam SALOMON PONZO le 17 janvier 2011.
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies ou reproductions sont strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d'autre part, que «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droits ou ayants-causes, est illicite» (alinéa premier de l'article 40).
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit consisterait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 du Code Pénal.

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 09:41

INTERVIEW DE Stéphane BELLAT

Présentation de l'auteur :
Stéphane Bellat, né en 1961 quelque part au cœur du Marais Poitevin. Autodidacte par choix, passionné par nature profonde, auteur de romans fantastiques.

Biographie :
Un parcours fait de bric et de broc, d’hétéroclite, de rencontres imprévisibles,  d’expériences accumulées, d’art sous toutes ses formes d’expression. Un parcours difficilement classable,  en quelque sorte un tracé d’électron libre.

Ouvrages
Les Passagers Perdus aux éditions Guérin. (Canada), disponible en France sur le site de la librairie du Québec (http://www.librairieduquebec.fr/catalogue/30430.html ). Sur commande également en librairie (via distribution du nouveau monde)

A paraitre : la Chambre d’Hannah.

Liens internet (site, blog) :
http://stephanebellat.wordpress.com/

ENTRETIEN
Bonjour Stéphane. Bienvenue dans mon salon campagnard près de la cheminée.
Avant tout, merci d'avoir accepté cet entretien un peu hors du commun qui va nous permettre de  connaître l'auteur que vous êtes. Certaines questions vous paraîtront complètement loufoques mais c'est le choix que j'ai fait de sortir un peu des gonds des habituelles interviews que d'autres font bien mieux que moi.
Je tutoie, non pas par manque de respect, mais tout simplement car j'aime les auteurs et me sens proche d'eux. J'espère que cela ne vous dérange pas.

1- Myriam : Salut, je peux savoir pourquoi t'as voulu faire cette interview ?
L'auteur : Parce que tu me l’as proposée et que chez toi, c’est plus marrant qu’à la Grande Librairie.

2 - Myriam : Ton nom, c'est vraiment le tien ou un pseudo et si oui, pourquoi ?
L'auteur : Non, c’est un pseudo. C’est le nom de personnes qui me raccrochent à mon enfance et qui m’ont appris l’essentiel. Mes grands-parents.

3 - Myriam : L'histoire, tu m'as dit, lors d'une conversation, que c'était ta passion. Tu as écris pour  beaucoup de magazines historiques et tenu un forum durant des années sur la Seconde Guerre Mondiale. Pourquoi avoir arrêté ? Tu avais fait le tour de la question ?
L'auteur : J’ai arrêté parce que j’avais besoin de me fixer un nouveau challenge. L’histoire peut être aussi une passion dévorante qui occulte beaucoup de choses à côté. J’ai senti le besoin de changer d’horizon.

4 - Myriam : Editer au Canada est un choix délibéré de ta part. Peux-tu nous expliquer ta démarche ?
L'auteur : Après avoir essuyé plusieurs refus de grandes maisons d’éditions en France, j’ai assez rapidement compris que la confiance accordée aux nouveaux auteurs est extrêmement réduite. Connaissant le Canada et les mentalités Nord Américaines, j’ai opté pour ce pays, où les chances d’édition au sein d’une structure solide sont beaucoup plus importantes. Je m’étais juré de ne jamais me diriger vers un contrat d’auteur, quitte à ne jamais être publié.

5 - Myriam : Pour toi, le but ultime, le plus important en tant qu'auteur c'est quoi ? La célébrité ? Le contact avec les lecteurs ? Le développement de ta personnalité ? Te délivrer d'un poids sur la conscience en traduisant ce que tu ne peux pas exprimer différemment ? Faire ton petit chemin de ronde tranquille sans rechercher forcément à signer un jour un gros contrat chez un grand éditeur ?
L'auteur : La célébrité est comparable au pouvoir, elle est éphémère et superficielle. Je crois que le contact avec les lecteurs est ce qui me plait plus que toute autre chose. La vérité est dans l’échange, pas dans la renommée. Et oui, être édité au sein d’une grande maison est à moyen terme mon objectif, tout en n’oubliant jamais que je viens de nulle part. C’est le seul moyen de vivre de l’écriture. Mon objectif est aussi de ne jamais changer, de continuer à m’éclater en écrivant, surtout ne jamais me prendre au sérieux.

6 - Myriam : De quoi as-tu peur dans la vie ?
L'auteur : de n’avoir plus envie de rien, de me réveiller vide de projets.

7 - Myriam : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ?
L'auteur : Beaucoup de choses à vrai dire. Pêle mêle : les hommes politiques, l’injustice, Secret Story, les envieux, les hypocrites, les arrivistes. 

8 - Myriam : Tu es thé ou café ?
L'auteur : Café serré toute la journée et une partie de la nuit.

9 - Myriam : San Antonio ou Proust ? Que lis-tu ?
L'auteur : Ni l’un ni l’autre, mais je me sens plus proche de San Antonio que de Proust, pour son profil politiquement incorrect.

10 - Myriam : Comment prends-tu la critique sur tes ouvrages ?  En tiens-tu comptes ? Tu t'en fiches, tu continues ta route de toute façon ?
L'auteur : Pour l’instant, plutôt bien puisqu’elles sont globalement très bonnes. Il est tout de même plus motivant pour un auteur de savoir qu’il plait plutôt que d’entendre qu’il écrit de la daube. Le jour où je serais, par contre, convaincu que j’écris de la daube, je me lancerai dans les livres de cuisine. En tout état de cause, je ne conçois pas ma vie sans l’écriture.

11 - Myriam : Que penses-tu des auteurs qui écrivent la nuit ? Vérité ou entretien d'un mythe ? Et toi, à quel moment écris-tu ?
L'auteur : Je ne sais pas si chaque auteur évolue selon un bio rythme identique, mais en ce qui me concerne, j’ai une nette préférence pour le calme et la pénombre. J’écris généralement la nuit, avec mon chat sur les genoux. Je suis une image d’Epinal.

12 - Myriam : Pour écrire, tu as besoin de quoi ?
L'auteur : D’une tasse de café et de quelques cigarettes. Mon cerveau est en permanence en mode « pilotage automatique ». Il me dicte et j’écris.

13 - Myriam : As-tu des auteurs préférés ? Ou es-tu du genre à n'avoir aucun à priori et à lire quelque chose juste sur un coup d'inspiration ?
L'auteur : J’aime beaucoup Ben Jelloun, Coelho, le Werber des débuts, mais aussi Stephen King, Jean Ray, Lovecraft,  Philippe Djian et tout un ensemble d’auteurs un peu moins connus comme Helen Oyeyemi, Bleuette Diot, Rebecca Wengrow, Armelle Protat Carbonel, Maud Casiez ou David S. Khara

14 - Myriam : As-tu d’autres activités en parallèle qu’elles soient artistiques ou non ?
L'auteur : Pratiquement plus à l’heure actuelle. L’écriture est très exigeante, surtout lorsqu’à côté on a une famille et un travail à temps plein. Je reste toutefois un grand fan de football, même si les mentalités actuelles axées sur l’argent-roi me gênent beaucoup. Je suis aussi aquariophile, avec une préférence pour les cichlidés Africains. Les poissons sont en général paisibles et surtout reposants à regarder.

15 - Myriam : Si tu devais avoir un rêve exaucé, quel serait-il ?
L'auteur : J’aime bien cette question, c’est la seule à laquelle j’ai du mal à répondre. Peut-être faire un dîner en tête à tête avec - personnalité blonde que nous avons préféré ne pas citer - et la planter au milieu du repas, en lui laissant payer la note. Egalement passer quelques jours en compagnie du Dalaï Lama. Pour mesurer tout le chemin qu’il me reste encore à parcourir.

16 - Myriam : Quel temps fait-il chez toi aujourd'hui ?
L'auteur : Un temps souvent de mise en Normandie, y r’pleut.

17 - Myriam : Si tu devais faire une bonne action si un jour tu es connu(e) en tant qu'auteur, quelle serait-elle ?
L'auteur : Demander aux grandes maisons d’édition de laisser tomber le marketing pour se mettre à la littérature. Il y a tellement d’auteurs talentueux à défaut d’être connus. Conseiller les plus jeunes, ne pas oublier que j’ai galéré.

18 - Myriam : Quel conseil donnerais-tu à un enfant dont le rêve est celui d'écrire ?
L'auteur : Qu’il ne s’arrête jamais de rêver, le rêve est le moteur du dépassement de soi. Et de beaucoup travailler.

19 - Myriam : Tu es en train d'écrire un autre livre historique abordable pour tous les âges. Peux-tu nous en parler en quelques lignes ?
L'auteur : C’est également un roman fantastique, intitulé « la chambre d’Hannah ». C’est avant tout l’histoire d’une amitié profonde entre deux enfants de onze ans, Pierre Descarrières et Hannah Klezmer. Pierre est un enfant sensible et malheureux, Un soir il rencontre Hannah, au beau milieu de sa chambre. Elle est apparue de manière inexplicable, mais elle agit aussi comme un ballon d’oxygène. Qui est-elle et pourquoi cette manière de s’exprimer aussi particulière ? Que veut-elle ?. A travers la chambre d’Hannah, j’ai voulu parler d’une période très sombre de notre histoire, mais avec d’autres mots, avec une autre approche angulaire. Donner l’envie à ceux que l’histoire n’attire pas particulièrement. Parler de quelque chose de dramatique avec l’optimisme dont les enfants sont capables.

20 -Myriam : Je te remercie pour ta franchise et d'avoir pris le temps de me répondre. Et toi, que me dis-tu ?
L'auteur : Merci, madame. Dire bonjour et merci, c’est l’une des premières choses qu’on m’a apprises.

Propos recueillis par Myriam SALOMON PONZO le 15 janvier 2011.
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies ou reproductions sont strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d'autre part, que «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droits ou ayants-causes, est illicite» (alinéa premier de l'article 40).
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit consisterait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 du Code Pénal.

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